Lor-K, l’artiste qui donne une seconde vie aux encombrants

Le: 4 avril 2017

Que faire de son vieux matelas ? Souvent destinés à la déchetterie ou échoués sur les trottoirs pour les encombrants, l’artiste Lor-K leur offre un second souffle en les transformant en de délicieuses spécialités culinaires...

Souvent représenté sous forme d’art mural, le travail de la street artiste Lor-K occupe lui l’espace urbain à travers des sculptures faites de déchets imposants. Appelés  “encombrants” ou “monstres”, ces ordures ménagères jonchant les trottoirs, trouvent une nouvelle vie à travers les oeuvres de l’artiste parisienne qui les transforme en aliments géants et alléchants.



Baptisé “Eat Me”, le projet de Lor-K joue sur l’expression “junk food” avec comme ingrédient principal nos vieux matelas abandonnés, prêts à être sublimés par une recette dont l’artiste seule, a le secret.

matelas street art

Si tôt déposé, si tôt transformé, l’artiste doit composer avec le caractère éphémère de cet art mais aussi les passages quotidiens de camionnettes de la ville venues débarrasser sa précieuse matière première.

C’est donc armée de bombes de peintures, de ruban adhésif, de ciseaux et cutter que l’artiste s’improvise, depuis avril, chef de cuisine en préparant de la street food, qui bien que non-comestible, aiguise l'appétit des passants.

Gaufre, croque-madame ou encore pizza, Lor-K créé des spécialités culinaires de toutes pièces, impressionnantes de réalisme, en livrant, au passage, sa propre version de la valorisation des déchets.

Élément central du projet “Eat Me”, le matelas est un objet source d’inspiration pour l’artiste qui déjà en 2012, l’utilisait pour 4 interventions urbaines autour du syndrome atopique. Prédisposition génétique au développement cumulé d'allergies courantes, l’atopie représentée par Lor-K n’est plus exclusivement propre à l’humain mais applicable aux objets à travers des matelas porteurs de stigmates d’une vie passée.

street art Eat Me

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